Reportage : St Affrique, pilier du circuit CCJP régional

Le Centre Équestre Municipal de St Affrique est l’un des plus importants de la région Midi-Pyrénées avec 2 instructeurs, 2 moniteurs et une cavalerie de 90 chevaux et poneys. Il jouxte le Lycée Professionnel Agricole de La Cazotte qui dispose d’un centre équin pratiquant l’élevage et proposant débourrage et valorisation. Les deux entités ont mis depuis 2008 leurs forces en commun pour offrir aux jeunes poneys midi-pyrénéens des parcours sur des installations de qualité alliant le terrain de concours (75 x 45m) et les écuries du CEM et le manège (60 x 20m servant de paddock de détente) et les structures d’hébergement du LPA. 

Outre les qualités d’accueil au-dessus de la moyenne, permises par sa situation au cœur d’un lycée agricole (restauration et hébergement sur place à moindre coût, boxes en dur avec abreuvoirs automatiques,…), le concours de St Affrique a le mérite d’avoir su résister à des débuts difficiles et décourageants. Alors que bon nombre d’organisateurs de la première heure ont jeté l’éponge en cours de route, la manifestation a perduré malgré une fréquentation en berne (avec un triste record de 4 partants par jour seulement en 2011 !).

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La persévérance finit pourtant par payer et le concours prend son envol en 2013 pour devenir en très peu de temps le rendez vous incontournable du début de saison. Une réputation qui va au delà de nos frontières puisque des cavaliers y viennent régulièrement d’Aquitaine, du Languedoc-Roussillon et même d’Auvergne. 

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Nicolas Jouan, enseignant en zootechnie au LPA, nous raconte l’histoire de ce concours : 

• Le circuit régional a connu des débuts timides, les engagés étaient peu nombreux, qu’est-ce qui vous a encouragé à ne pas baisser les bras et à maintenir votre concours d’une année sur l’autre ? 

Les premiers concours ont été mis en place dans le but de proposer un nombre suffisant de parcours sur Midi Pyrénées pour pouvoir qualifier les poneys à Lamotte, il était donc essentiel de maintenir ce concours pour lancer la saison. Ce concours permet d’asseoir le lycée dans son rôle de dévelopement de la filière, il est aussi un support pédagogique pour certaines classes dans le cadre de l’organisation de manifestations. Les aides attribuées par l’association Poney en Midi Pyrénées nous ont aussi encouragés dans le maintien de ce concours à ses débuts.

• Votre concours est maintenant devenu l’un des plus courus de la région en plus d’être le traditionnel concours d’ouverture de la saison, à quoi est dû ce succès selon vous ? 

Je pense que son succès est lié à 4 points : 

– L’organisation sur 2 jours décidée dès le début a permis de rentabiliser le déplacement des concurrents compte tenu de notre situation géographique 

– La configuration des lieux avec le regroupement de tous les cavaliers pour le dîner et le couchage lui donne une aspect convivial 

– Les structures et installations du centre équestre municipal nous permettent de proposer un concours de qualité 

– La gestion non commerciale des hébergements des cavaliers et des chevaux permet de proposer des prix attractifs

• Vous avez décidé la saison dernière de programmer une date supplémentaire, et vous réitèrerez pour 2016, qu’est ce qui vous a motivé ? 

D’abord c’est pour répondre à une forte demande des cavaliers que nous avons mis en place un second concours. Ensuite, ce 2e concours permet de proposer un nombre suffisant de tours sur Midi Pyrénée tout en valorisant notre production poney sur place. Ainsi nous pouvons aussi proposer à nos élèves une animation supplémentaire pour le week-end puisque ce concours est couplé à des épreuves clubs et poneys le dimanche après midi.

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Agathe Barbecot, cavalière professionnelle venant d’Auvergne, nous explique ce qui fait le succès de cette manifestation : 

• Vous faites partie des fidèles du concours de St Affrique depuis 2012, qu’est ce qui fait que vous y retournez année après année malgré la distance ? 

Ces petits détails qui mis bout à bout font la différence : une très bonne organisation, une piste de qualité et surtout des gens sympas ! Une très bonne façon d’entamer la saison en somme. 

• Quel est selon vous le petit « + » de ce rendez-vous annuel ? 

L’ambiance ! Il y a par chez nous très peu de concours aussi conviviaux que dans votre région, j’ai toujours autant de plaisir à revenir en Midi-Pyrénées, en particulier ici. 

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Marie Duflot, ancienne élève du lycée de La Cazotte, a vécu le concours des deux côtés de la barrière, en tant qu’organisateur lors de sa formation, et en tant que participante en 2012. Elle nous livre ses impressions : 

• Que représente l’organisation de ce concours pour les élèves du LPA ? 

Quand j’étais en BEPA activités hippiques on avait une matière qui s’appelait Éducation Socio-Culturelle dans le cadre de laquelle nous devions organiser des projets autour du cheval. Il y a eu plusieurs groupes, pour le nôtre c’était l’organisation d’un concours sur un week end. La majorité des filles de mon groupe étaient déjà sorties en compétition, mais là c’était génial de voir ça de l’intérieur. On a monté le parcours avec le chef de piste, et puis le jour J il fallait du monde à tous les postes : parking, paddock, piste, etc. C’était important parce que nous étions notées bien sûr, mais aussi parce qu’il ne fallait pas décevoir les concurrents, sachant qu’on ne connaissait pas forcément toutes bien le milieu des concours. On avait la pression !

• Comment avez-vous apprécié la manifestation du point de vue compétiteur lors de votre participation en 2012 ?

J‘ai adoré, j’étais en train de découvrir ce qu’étaient les CCJP, c’était seulement la deuxième sortie de la saison donc ça commençait à peine, et j’ai trouvé ça génial d’être en concours dans mon lycée, et d’y représenter mes maîtres de stage. Après au niveau de l’organisation pure et dure du concours j’ai rien à redire, du haut de ma très petite expérience j’ai trouvé ça bien, les élèves sont quand même encadrés par Romuald (ndlr responsable du CEM) parce qu’on peut vite se laisser déborder, surtout au paddock !IMGP3959.DNG

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